mai 2009


Voilà une interrogation des plus étranges, n’est-ce pas… Et la réponse que je vous propose mérite clairement le détour.

En fait, au cours d’un examen de chimie, des étudiants ont dû plancher sur la question :

« l’enfer est-il exothermique ou endothermique (absorbe-t’il la chaleur, ou est-ce qu’il l’évacue) ? »

La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la loi de Boyle (si un gaz
se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes.
Cependant, un étudiant eut la réponse suivante, absolument savoureuse :

The_Sceptical_Chymist

Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l’enfer avec le
temps. Nous avons besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l’enfer.
Je pense que nous pouvons assumer sans risque qu’une fois entrées en enfer, les âmes
n’en ressortiront plus. Du coup aucune âme ne sort.
De même pour le calcul du nombre d’entrées des âmes en enfer, nous devons regarder le
fonctionnement des différentes religions qui existent de par le monde aujourd’hui.

L'enfer de Dante : Damnes pris dans les glaces - 1976

L'enfer de Dante : Damnes pris dans les glaces - 1976

La plupart de ces religions affirment que si vous n’êtes pas membre de leur religion, vous
irez en enfer. Comme il existe plus d’une religion exprimant cette règle, et comme les gens
n’appartiennent pas à plus d’une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont
en enfer…

Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l’enfer parce que la Loi de
Boyle spécifie que « pour que la pression et la température restent identiques en enfer,
le volume de l’enfer doit se dilater proportionnellement à l’entrée des âmes ». Par
conséquent cela donne deux possibilités:
1) si l’enfer se dilate à une moindre vitesse que l’entrée des âmes en enfer, alors la
température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu’à ce que l’enfer
éclate.
2) si l’enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d’entrée des âmes en enfer, alors
la température diminuera jusqu’à ce que l’enfer gèle.
Laquelle choisir ?

L'enfer dans l' Hortus Deliciarum de Herrade de Landsberg (autour de 1180)

L'enfer dans l' Hortus Deliciarum de Herrade de Landsberg (autour de 1180)

Si nous acceptons le postulat de ma camarade de classe Jessica m’ayant affirmé durant
ma première année d’étudiant « Il fera froid en enfer avant que je couche avec toi », et en
tenant compte du fait que j’ai couché avec elle la nuit dernière, alors l’hypothèse doit être
vraie. Ainsi, je suis sûr que l’enfer est exothermique et a déjà gelé … Le corollaire de cette
théorie c’est que comme l’enfer a déjà gelé, il s’ensuit qu’il n’accepte plus aucune âme et
du coup qu’il n’existe plus… Laissant ainsi seul le Paradis, et prouvant l’existence d’un
Etre divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Jessica n’arrêtait pas de crier « Oh….
mon Dieu !…. »

Cet étudiant étale dans sa réponse toute son intelligence, car il démontre qu’il connait ce qu’on lui demande sans oublier d’intégrer une histoire des plus amusantes. D’ailleurs, il est le seul ayant reçu la note 20/20.

Juste pour les curieux, voici un extrait de ce qu’on trouve sur Wikipedia sur Boyle (il est bien ce blog, on se cultive en s’amusant 😉 ):

Robert_Boyle_0001

Robert Boyle (1627-1691)

Lors d’expériences, Boyle découvrit la loi dite de Boyle-Mariotte (Edme Mariotte l’a découverte presque en même temps indépendamment de Boyle). Les conclusions de Boyle l’amenèrent à considérer la matière comme composée de particules primaires. Il rejetait donc la conception antique qui disait que toute matière est formée à partir de quatre éléments : la terre, l’air, l’eau et le feu. Boyle devint donc un précurseur à la théorie des atomes sur des bases expérimentales. Boyle a laissé son nom à une célèbre liqueur fumante de son invention (sulfure hydrogéné d’ammoniaque).

La loi de Boyle-Mariotte prend la forme P1V1 = P2V2, où P1 et V1 sont la pression et le volume d’un gaz dans un état initial (1), tandis que P2 et V2 décrivent un état final (2) à la même température. Cette loi est exacte avec les gaz parfaits et approximative avec les gaz réels.

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Moi, jeudi dernier,en pleine interview de la maman du petit de 10 ans.

Moi, jeudi dernier,en pleine interview de la maman du petit de 10 ans.

J’ai suivi toute l’affaire sur l’arrestation des deux enfants âgés de 6 et 10 ans à leur sortie de l’école, mercredi dernier sur la commune de Floirac en Gironde. Alors c’est vrai, certains parlent d’emballement médiatique, mais je pense qu’il est à la hauteur de l’émotion suscitée par une telle interpellation.

Ce matin encore, une quarantaine de personnes se sont retrouvées devant le commissariat de Cenon où les deux bambins ont passé deux heures, la semaine dernière. Par leur présence, elles ont protesté contre ce genre de méthode, sans toute fois remettre en question l’utilité de la police. Au cours de la manifestation, j’ai eu l’occasion de rencontrer l’enseignante du plus petit des deux enfants. Hier, elle a consacré une bonne partie de la matinée  à expliquer à ses élèves que, non, on n’allait pas en prison quand on a 6 ans, même si on a volé un vélo… Au delà des soupirs d’indignation des adultes, il est vrai que la réaction de ces enfants par rapport à la police venue embarquer un des leurs à la sortie de l’école est frappante, on peut comprendre qu’à présent il la regarde comme une institution inquiétante et non rassurante…

D’un autre côté, j’ai aussi discuté avec un représentant syndical de la police, et là aussi, la réaction est interessante. S’il avoue être choqué qu’une telle chose puisse se produire, il mentionne aussi que la procédure est légale. Et il considère aussi que ce genre de situation nait de la politique de la statistique et du chiffre imposée selon lui aux officiers de police.Ils renvoie donc la balle aux politiques, en oubliant pas de rajouter que si des sanctions devaient tomber à l’encontre du personnel à l’origine de cette affaire, cela produirait un foin pas possible.

Alors, pour revenir à l’origine du problème : voici comment cette situation est née (d’après les dernières infos) :

imagesL’enfant de 10 ans n’a rien volé, son vélo lui a été donné il y a 2 ans par un adulte qui l’a confirmé. Il est signalé que ce vélo a pu être volé avant ce don…

L’enfant de 6 ans circulait bien sur un vélo qui n’était pas le sien, mais il l’a trouvé à l’abandon, posé à proximité d’une décharge.

Tout ça pour ça…Pfff !

Un concours photo argentique !! Et oui, ça paraît incroyable à l’ère du tout numérique, d’ailleurs mon correcteur d’orthographe ne connaît même pas le mot « argentique ». C’était ce week-end avec le traditionnel marathon de la photo organisé par l’association bordelaise « Le Labo, révélateur d’images« .

Le principe est très amusant : les organisateurs vous donne une pellicule de 12 poses ou un appareil jetable. Ensuite à 18 heures, ils dévoilent 12 thèmes et les concurrents ont alors 24 heures pour prendre une photo de chaque thème. Il n’y a pas de place pour l’erreur, puisque chaque participant doit rendre un négatif avec seulement 12 clichés !

Voici quelques thèmes de cette année : 

– No, we can’t !                          – Nul part est un endroit                   – L’envolée

– La personne aux deux personnes           – Carton(s)                 – Alors heureuse !

– Des illusions                           – Culbute                                            – En avoir ou pas

– Le cri du mouton                   – Disjoncté                                        – Peur du noir

Pour ma part, j’ai participé pour la première fois à ce concours avec ma soeur. Je sais déjà que sur mes 12 photos, il y en a 2 de ratées… On verra le résultat ! En tout cas, les thèmes ont permis de faire appel à l’imaginaire et de dévoiler un peu son univers.

Le jury rend les photos le 3 juillet. J’en scannerai quelques-unes…

Bon, c’est vrai j’ai un peu une semaine (voire plus) de retard, mais je tenais quand même à évoquer l’idée très réussie de Stivostin. Il s’agit d’un Français, Nicolas Catard en réalité, qui s’est donné un mois pour trouver un emploi, en début d’année. Résultat, un clip qui illustre une chanson en forme de CV. Et un boulot.

Je viens de voir un site hallucinant en parcourant un blog. Incroyable. Il s’agit tout bêtement d’une horloge qui quantifie tout ce qui se passe sur terre seconde après seconde. Instructif et unique. C’est par là :

sitecompte'

orig_274041053_6e3c43cab8_bRencontre aujourd’hui avec un viticulteur touché durement par la grêle qui est tombée en début de semaine sur le nord-est de la Gironde. Joël Duffau, propriétaire d’un château au Sud de Saint-Emilion, n’avait jamais connu une telle intempérie. La dernière catastrophe naturelle sur son vignoble remonte à 1991, et c’était le gel cette année-là qui avait eu raison de la vendange.

Mercredi vers 4 heures du matin, c’est une nouvelle fois la glace qui a causé des ravages, mais sous une autre forme. Et la grêle a supplanté le gel, elle a même fait coup double… Pour 2009, pas de raisin sur les parcelles touchées, et le pire c’est qu’il y en aura guère plus en… 2010 !

images-2

Il faut savoir que les bourgeons se développent plusieurs années à l’avance sur les ceps. En fait, ils produisent des branches (des bois) pour la vendange de l’année et font déjà pousser des tiges pour l’année d’après. Résultat, lorsqu’un orage de grêle s’abat avec virulence sur les vignes, les grêlons attaquent aussi bien la production en cours que la suivante.

 En quelques minutes, avant l’aube, 70% de la récolte de Joël s’est volatilisée façon puzzle. Il m’a confié que dans un demi sommeil, entendant les bourrasques de vent et le crépitement des grêlons contre les murs de sa maison, 

il avait d’abord pensé à un rêve. Mais non. Moulon s’est bel et bien retrouvé sous 5 centimètres de glace émietté, tel du gravier luisant. Le tout mêlé à une mélasse verte, composé de reste de végétaux : feuilles, bougeons, branches.

grele6 Joël refuse pourtant de se laisser aller et garde même le moral. « Si moi je baisse les bras, alors c’est la débandade ! », mais il faudra bien du travail pour remettre en état ses vignes. Pendant deux ans, notre viticulteur et ses employés vont cajoler chaque ceps. Des soins qui ne seront pas récompensés par des belles vendanges en septembre.

 

images-1Alors… si vous souhaitez lui filer un petit coup de main, je vous laisse le nom de son vin : château La Mothe Du Barry.
A consommer bien sûr avec la modération qui sied aux gourmets…

 

(suite…)

Après toutes ces nouvelles pas vraiment rassurantes, il fallait que j’ajoute quelques chose de délirant (on est pas sur le blog de la sécu non plus).

Alors, c’est vrai le son est pas terrible, l’image idem, mais j’chais pas, j’avais envie de la publier. Na !

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