Garonne : de ton lit, je fais ma piscine !

Voilà quelle sera ma devise à présent… Non, je crâne un peu car j’ai participé pour la première fois à la traversée de Bordeaux à la nage. Cela se déroulait samedi dans le cadre de la fête du fleuve à Bordeaux (elle se tient tout les 2 ans en alternance avec la fête du vin). 380 participants se sont élancés en 5 vagues successives tout au long de l’après-midi, avec une seule chose en tête : rallier sains et saufs l’arrivée ! Il faut savoir que la Garonne est soumise à la marée, et que même si nous étions dans le sens du courant, une fois partis on se sent bien peu de chose au milieu des flots.

départponton'Dès le départ, depuis le ponton Parlier, la bagarre commence… en réalité, une bagarre bien involontaire puisque dans ma série par exemple nous étions 83 et qu’une fois tous à l’eau, on est un peu les uns sur les autres. Tout cela ajouté à l’excitation du moment, ça donne forcément un beau chahut. Au bout de quelques minutes, dans les vagues (on m’avait averti, et ça s’est vérifié : on se croirait en pleine mer !), déjà bien essoufflé après cette mêlée marine… hé bien il faut s’accrocher pour crawler pendant les 1700 mètres de course.

parcours garonne'

Le parcours épouse le coude que forme le fleuve en centre-ville de Bordeaux, et en fait de traversée, le départ et l’arrivée se trouvent sur la même rive ! Les concurrents doivent passer une balise à mi parcours, placée au milieu du fleuve. Très agréable et très rassurant : les secouristes installés sur des paddle-board (de très grands surfs) qui se tiennent vraiment près de petits groupes de nageurs et qui peuvent les conseiller sur le cap à tenir. Car dans l’eau on voit rien du tout. J’espérais profiter un peu de ce point de vue inédit sur Bordeaux, et je n’ai saisi qu’un seul « cliché » en mémoire :  la colonne des Girondins entre deux vagues, c’est déjà ça !nagegaronne'

Au niveau gustatif, j’ai eu plusieurs occasion de me faire ma propre opinion : la Garonne a le même gout un peu argileux, limoneux que l’eau d’un lac !

Bon trêve de plaisanterie, c’était la première fois que je participais à une épreuve sportive, et je ne regrette pas du tout. L’organisation, le tracé, tout était parfait : donc coup de chapeau aux bénévoles.

Pour la petite histoire, je termine 30ème en 17 minutes 55, à 3 minutes 15 du vainqueur. J’espère faire mieux l’an prochain !

J’ajoute que les organisateurs font tout pour assurer la neutralité carbone de l’évènement, 8 arbres seront donc plantés pour compenser l’émission de CO2 généré par l’épreuve (déplacements des concurrents, de l’encadrement).

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